Développé avec Berta.me

  1. ¶ Ece homo

  2. ©Frédéric MIT

  3. «Qu’on se le dise : les hommes changent, ils sont en pleine évolution et aussi en grande difficulté. La transformation personnelle n’est plus un histoire réservée à quelques torturés, blessés et/ou illuminés, la transformation personnelle devient un phénomène 

    La crise d’identité des hommes, comme celle des femmes, constitue le plus puissant levier de changement intérieur dont la société ait jamais disposé.»

    Paule Salomon
  4. Marque du divin et du pouvoir dans l’Egypte antique, indissociable du guerrier à Sparte, intelligente et sage à Athènes, marque d’opposition pour l’église Orthodoxe, caractéristique du soldat français dans les tranchets, signe distinctif de contestation d’une gauche naissante au milieu du 19ième siècle, marque de liberté dans les années 70, attribut religieux, accessoire esthétique, la barbe est un signe extérieur naturel d’appartenance à une communauté, d’adhérsion à mouvement, à un style de vie ou tout simplement à un phénomène de mode. Couvrant la partie basse du visage, elle donne à celui qui l’a porte une nouvelle expression. Donne le ton d’une personnalité virile, sérieuse, sage, ou autoritaire. 

    Remise au gout du jour par les « hypsters », revenant en force avec les  fondamentalistes religieux, elle nous rappelle alors que plus qu’un attribut esthétique, elle vient aussi  imprimer la marque de la masculinité et rappeler de qui est la force, de qui est le pouvoir. C’est le signe extérieur de LA masculinité absolue ! 

    Mais ce qui se place par dessus vient naturellement couvrir le dessous. En cachant partiellement ou totalement du regard la partie basse du visage, la barbe ne serait elle pas une sorte de masque ou plutôt un demi masque ? Tout comme le loup qui était porté par les femmes au 18ième siècle pour se protéger du soleil, puis, au carnaval venait préserver l’anonymat de celui qui le porte en dissimulant les yeux et le nez. La barbe ne serait elle donc pas elle comme un loup ? dessinant un nouveau visage, effaçant une partie de la personnalité. Ainsi, l’homme barbu n’est plus une seule personne, mais plutôt deux personnages, un révélé, un autre caché, part de lumière, part d’ombre, à chacun le temps d’une contemplation de deviner lequel se voile, lequel se dévoile. …